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Le circuit de l’alimentation représente près du tiers des émissions françaises de gaz à effet de serre. Au-delà des émissions directes de l’agriculture, il faut, en effet, compter celles liées au transport des aliments, à leur transformation, à leur emballage et à leur distribution. Savez-vous qu'un fruit importé hors saison, consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison ? L’approvisionnement local permet d’éviter nombre de ces émissions tout en dynamisant l’économie locale et en renforçant les liens entre producteurs et consommateurs.
Dans le cadre des documents d’urbanisme, le maire peut préserver les terres agricoles périurbaines, en particulier celles consacrées aux productions maraîchères (légumes et fruits). Les communes peuvent encourager l’agriculture locale par des contrats d’approvisionnement signés avec des agriculteurs de leur région et en créant des marchés où des espaces sont réservés aux producteurs locaux. Les partenariats entre communes et chambres d’agriculture doivent être généralisés.
Connaissez-vous les jardins de Cocagne ? C’est un jardin collectif où travaillent des hommes et des femmes en situation précaire accompagnés par des "maraîchers-encadrants". Les légumes, labellisés bio, sont distribués une fois par semaine aux adhérents du jardin. Une attention particulière est portée à la diversité et aux variétés anciennes (cardon, topinambour, arroche…). Des fiches recettes ou de présentation des légumes sont fournies avec le panier hebdomadaire. Ce dernier est livré le plus souvent dans des "points relais" situés à proximité du lieu d'habitation des adhérents afin qu'ils puissent le récupérer facilement.
De nombreuses collectivités territoriales accordent des aides techniques ou financières aux AMAP (Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), ou soutiennent la protection du patrimoine agricole local.
En cohérence avec son statut d’ONG apolitique et non-confessionnelle, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme a choisi volontairement de ne pas citer directement le nom des villes ou communes illustrant la rubrique “C’est possible”.

La France est très attachée à la qualité de ses paysages, de ses terroirs et de sa production agricole. Une nouvelle génération d’agriculteurs aspire à une meilleure intégration de leurs activités dans l’environnement. Le rejet des OGM et le traumatisme provoqué par les crises sanitaires ont rappelé que la question agricole concernait, au-delà des exploitants et de la filière agro-alimentaire, toute la population. Pourtant, la majorité de notre territoire agricole reste dominée par les exigences d’une production intensive très consommatrice de pesticides, d'engrais, d'eau et concentrée sur un nombre limité d’espèces.
Les communes et les collectivités territoriales en général peuvent introduire des critères de qualité et de traçabilité pour approvisionner les cantines municipales : label rouge, appellations d’origine contrôlée, agriculture biologique. Le tout en privilégiant la saisonnalité des produits et, si possible, un approvisionnement local.
Suivant l’exemple précurseur du restaurant universitaire d’un port morbihannais étendu ensuite à l’ensemble des cantines scolaires de Bretagne, les collectivités territoriales sont de plus en plus nombreuses à prôner les produits issus de l’agriculture biologique dans les assiettes des élèves. Plusieurs communes des Alpes-Maritimes garantissent une restauration scolaire de qualité, du choix des aliments à la distribution des repas et à la préparation des plats. Le service enfance choisit scrupuleusement les produits servis aux enfants : des aliments garantis sans OGM et de la viande bio.
En cohérence avec son statut d’ONG apolitique et non-confessionnelle, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme a choisi volontairement de ne pas citer directement le nom des villes ou communes illustrant la rubrique “C’est possible”.



Un des 10 objectifs du Pacte écologique est de donner un nouveau cap à l’agriculture pour produire autrement en conciliant la production agricole avec le respect de l’environnement, le travail paysan, la qualité des produits et la santé.
De là découle la proposition d’offrir le vaste marché de la restauration collective à l’agriculture de qualité en réorientant progressivement les subventions agricoles vers une restauration à base de produits certifiés, de proximité et de saison. L’idée est de permettre aux collectivités de financer une restauration collective de qualité afin de relancer la demande, et aux agriculteurs d’être rémunérés pour leur travail tout en créant les emplois nécessaires. Le marché serait contractualisé sur la base d’un cahier des charges selon des critères de qualité et de proximité des productions, rédigé en concertation entre tous les acteurs (collectivités, agriculteurs, ONG, parents, convives, etc.).

Depuis le 1er juillet 2008, et pour une durée de 6 mois, la France préside le Conseil de l’Union européenne. Concernant les grands enjeux environnementaux européens et internationaux, cette période est décisive. L’Union européenne va en effet devoir décider de ses orientations en matière de climat (par le paquet climat-énergie), d’agriculture et d’alimentation [avec le bilan de santé de la politique agricole commune (PAC)], de préservation de la biodiversité, d’utilisation des ressources (eau, biomasse…). Pour expliquer certains de ces enjeux, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme propose des fiches thématiques. Ces fiches synthétiques présentent le contexte, les enjeux et les demandes de la Fondation pour une présidence réussie en matière d’environnement et de solidarité.
La Politique agricole commune (PAC) serait à orienter dans ce sens. La Fondation Nicolas Hulot soumet ainsi une analyse et des propositions en vue d’une PAC légitime et cohérente, répondant aux enjeux alimentaires, environnementaux et sociaux de l’agriculture et aux attentes de la société.
Consultez la fiche “Pour une PAC alimentaire, sociale et environnementale” »
Consultez la fiche Agrocarburants : analyse et propositions »

Afin de mieux cerner les enjeux liés à la production d’agrocarburants (improprement appelés biocarburants), le Réseau Action Climat-France et la Fondation Nicolas Hulot publient un rapport sur l’état des lieux des questions liées à cette production énergétique. Efficacité énergétique, aspects économiques, impacts sur les milieux et la biodiversité, liens avec les enjeux alimentaires et sociaux, sont autant de thématiques abordées.10 Questions/Réponses sur les agrocarburants sont également disponibles.